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Environnement, Risques & Santé

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La surveillance épidémiologique des cancers : quel système pour la surveillance nationale ¿ Volume 2, numéro 2, Mars 2003

Auteurs
Institut de veille sanitaire, Département des maladies chroniques et traumatismes, 12, rue du Val d‘Osne, 94415 Saint‐Maurice Cedex <l.cheriechalineinvs.sante.fr>. Institut de veille sanitaire, Département santé environnement, 12, rue du Val d‘Osne, 94415 Saint‐Maurice Cedex. Réseau Francim, Secrétariat de registre des cancers du Tarn, Chemin des Trois Tarn, 81000 Albi

En France, la lutte contre le cancer est un thème prioritaire de santé publique. Elle passe notamment par l‘amélioration du système de surveillance épidémiologique qui figure parmi les soixante‐dix mesures du dernier plan cancer lancé par le Gouvernement en mars 2003. Le système actuel de surveillance de l‘incidence des cancers repose sur les registres couvrant une partie limitée du territoire, excepté celui des cancers de l‘enfant qui dispose d‘une couverture nationale. Aussi, il ne permet pas de répondre aux demandes des pouvoirs publics et de la société concernant l‘impact d‘un risque, notamment environnemental, pouvant survenir en tout point du territoire. Une évolution du système a été proposée au Gouvernement par l‘InVS. Elle repose sur les recommandations d‘un groupe de travail pluridisciplinaire pour la mise en place d‘un système de surveillance épidémiologique nationale des cancers de la thyroïde. Le système national proposé sera testé pour les cancers de la thyroïde. Il sera ensuite appliqué et adapté progressivement à l‘ensemble des cancers justifiant une surveillance nationale, notamment ceux qui sont potentiellement liés à une exposition environnementale, et en fonction des priorités définies conjointement par les épidémiologistes, les chercheurs et les décideurs. Il repose sur le développement d‘un partenariat pour une surveillance en routine des cas incidents fondée dans un premier temps sur les données hospitalières et les données de remboursement de l‘assurance maladie puis, dans un second temps, sur les données anatomo‐cytopathologiques (ACP). L‘alerte sera traitée localement sous la coordination des Cires (relais régionaux de l‘InVS). Le système national ainsi proposé est un système multisource de données individuelles anonymisées et couplées, centralisé à l‘InVS. Son développement nécessite un renforcement des registres du cancer jouant un rôle dans la validation et l‘étalonnage des nouveaux outils dans les départements couverts, une structuration et standardisation des données ACP pour la veille sanitaire et une organisation de leur transmission à un niveau national. L‘objectif recherché est de disposer d‘un numéro anonyme unique par patient, qui serait généré au sein de chacune des sources avant transfert des données cryptées à l‘InVS, pour pouvoir chaîner les différentes sources et identifier les doublons et les récidives. La constitution de ce système national est envisagée dans un délai de 5 ans.