John Libbey Eurotext

Environnement, Risques & Santé

MENU

Exposition de la population française aux résidus de médicaments vétérinaires dans l’alimentation Article à paraître

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3

Tableaux

Auteurs
1 Anses
Unité évaluation des risques liés aux aliments / Unité méthodologie et études
14, rue Pierre et Marie Curie
94700 Maisons-Alfort
France
Actuellement en poste à :
Oniris, INRAE
Lab étud residus & contaminants aliments LABERCA,
F-44307 Nantes
France
2 Anses
Unité évaluation des risques liés aux aliments
14, rue Pierre et Marie Curie
94700 Maisons-Alfort
France
3 Anses
Direction de l’évaluation des risques
14, rue Pierre et Marie Curie
94700 Maisons-Alfort
France
4 Anses
Laboratoire de Fougères
10B, rue Claude Bourgelat
35133 Javené
5 Anses
Unité méthodologie et études
14, rue Pierre et Marie Curie
94700 Maisons-Alfort
France
* Tirés à part

En France, plus de 300 substances actives sont autorisées en médecine vétérinaire. Si l’évaluation du risque a priori est bien définie et l’encadrement réglementaire bien établi, la connaissance de l’exposition réelle est peu documentée. L’objectif de cette étude est d’estimer l’exposition de la population à ces résidus de médicaments et de la comparer aux doses journalières admissibles (DJA), afin d’évaluer le risque pour la population.

L’exposition alimentaire de 2 624 adultes et 1 455 enfants à 215 résidus de médicaments vétérinaires a été estimée en combinant les données de consommation issues de la seconde étude individuelle nationale des consommations alimentaires (INCA 2) avec, d’une part, les limites maximales de résidus (LMR) fixées dans les aliments et, d’autre part, les données des plans de surveillance/plans de contrôle (PS/PC) de 2017 coordonnés par la Direction générale de l’alimentation (DGAL). Près de 90 % de ces données étant censurées, un scénario minimisant l’exposition et un scénario la maximisant ont été simulés.

Sur 102 substances disposant d’une LMR et d’une DJA, 87 ont été recherchées dans les PS/PC. Les résultats obtenus sur la base des LMR ont été affinés par ceux obtenus par les PS/PC. Les expositions à deux antiparasitaires, le triclabendazole et l’albendazole, présentaient des dépassements de la DJA chez les enfants sous l’hypothèse haute, respectivement de 42 % et 17 %. Des suspicions existent pour 17 molécules dont les expositions n’ont pu être affinées par les résultats des PS/PC, car non analysées spécifiquement dans les matrices contribuant fortement à l’exposition alimentaire.

En conclusion, l’exposition de la population aux molécules traitées est globalement inférieure aux DJA, en particulier chez les adultes, mais des suspicions de dépassements existent chez les enfants. Pour les molécules concernées, une étude de type « étude sur l’alimentation totale », c’est-à-dire dans les aliments préparés tels que consommés, permettrait de conclure.