John Libbey Eurotext

Environnement, Risques & Santé

MENU

Données épidémiologiques sur les effets cancérigènes des faibles doses de rayonnements ionisants Volume 4, numéro 4, Juillet-Août 2005

Auteur
Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) U605, Institut Gustave Roussy, 39, rue Camille Desmoulins, 94805 Villejuif cedex

Malgré les nombreux travaux épidémiologiques entrepris, l’évaluation des effets des faibles doses de rayonnements ionisants, inférieures à 100 mSv, est toujours confrontée à de nombreuses incertitudes. En effet, il n’est pas possible, à l’intérieur de chaque étude, d’estimer directement la relation dose-effet pour les doses inférieures à 100 mSv. Nous recensons ici de façon systématique les enquêtes publiées sur les effets des doses inférieures à 100 mSv, en distinguant dans ces études celles pour lesquelles il est possible, ou a été possible après contact avec les auteurs, de comparer les sujets ayant reçu moins de 100 mSv à des sujets à des doses très faibles, de l’ordre de 5 à 10 mSv, et celles pour lesquelles les comparaisons ne peuvent être faites que par référence à la « population générale ». Cette analyse n’a pas permis de mettre en évidence une preuve de l’effet cancérogène, sur la population générale, des doses de rayonnement ionisant à faible transfert linéique d’énergie (électrons, rayons X ou gamma) inférieures à 100 mSv. Une incertitude persiste toutefois quant aux risques associés aux faibles concentrations de radon présent dans les habitations.