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Environnement, Risques & Santé

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Déterminants des concentrations intérieures en radon dans les logements français. Exploitation des données collectées dans plus de 6000 maisons Volume 18, numéro 1, Janvier-Février 2019

Illustrations

Tableaux

Auteurs
1 Université Paris-Est / Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB)
84, avenue Jean Jaurès
77447 Champs-sur-Marne Cedex 02
France
2 Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB)
24, rue Joseph Fourier
38400 Saint-Martin-d’Hères
France
3 Ministère des solidarités et de la santé
14, avenue Duquesne
75350 Paris
France
* Tirés à part
  • Mots-clés : radon, logement, qualité de l’air intérieur, radioactivité, modèle hiérarchique
  • DOI : 10.1684/ers.2018.1265
  • Page(s) : 33-40
  • Année de parution : 2019

Le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle, classé cancérogène pulmonaire certain, qui cause environ 2 000 décès par an en France. Afin de sensibiliser la population à ce risque, trois campagnes de mesure des concentrations intérieures en radon ont été conduites dans 6 010 maisons situées en Bretagne et en Limousin (région Nouvelle-Aquitaine) entre 2011 et 2016. Un kit contenant un dosimètre, un manuel d’utilisation ainsi qu’un questionnaire sur certaines caractéristiques du logement, a été distribué à chaque ménage. Le dosimètre devait être exposé pendant une période de deux mois en hiver, au niveau le plus bas de la maison occupé au moins une heure par jour. La médiane de la concentration en radon dans les 6 010 maisons était de 167 Bq.m-3 avec un 5e percentile égal à 36 Bq.m-3 et un 95e percentile à 1 161 Bq.m-3. Une régression linéaire hiérarchique a été mise en œuvre pour rechercher les déterminants des concentrations intérieures en radon. Les résultats montrent l’influence de huit variables sur les concentrations intérieures en radon : le potentiel d’exhalation en radon du sol, le type de soubassement de la maison, le matériau de construction, la période de construction, le nombre de niveaux habités, la localisation du dosimètre, un changement de fenêtres et le type de ventilation. Le potentiel du sol est la variable ayant la plus forte influence. Cette étude conforte des déterminants du radon déjà connus et met en évidence d’autres variables moins étudiées, comme le type de ventilation, ou non identifiées à ce jour comme pouvant influencer la concentration en radon, comme le changement de fenêtres.