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Caractérisation des transformations physico-chimiques de nanocomposites après incinération et conséquences biologiques des émissions Volume 19, supplément 1, Avril 2020

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6
  • Figure 7
  • Figure 8
  • Figure 9

Tableaux

Auteurs
1 C2MA, Polymers Composites and Hybrids (PCH)
IMT Mines Ales
6, avenue de Clavières
30319 Ales Cedex
France
2 LNE, Nanocomposites and Nanometrology
29, avenue Roger Hennequin
78197 Trappes Cedex
France
3 Mines Saint-Etienne, Univ Lyon, Univ Jean Monnet, INSERM, U 1059 Sainbiose
Centre CIS
F-42023 Saint-Etienne
France
* Tirés à part

Dans le rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de 2016 intitulé Nanomaterials in waste streams, 30 % des déchets sont incinérés. Ce processus peut affecter fortement les caractéristiques physico-chimiques de nanoparticules, éventuellement présentes dans ces déchets, induisant une modification potentielle de leur toxicité initiale. La répartition des nanoparticules dans les sous-produits formés (fumées et résidus provenant de l’incinération des nanocomposites) reste incertaine. Dans le projet Nano Tox’in, des nanocomposites ont été incinérés à l’échelle de laboratoire. Les objectifs étaient de faire une étude complète des propriétés physico-chimiques et des sous-produits associés et d’évaluer l’impact sur la toxicité in vitro de la transformation des nanoparticules initiales des nanocomposites en particules libérées (particles matter [PM]) dans les aérosols et dans les résidus (mâchefers). Nous avons pu montrer que les nanoparticules étaient principalement concentrées dans les mâchefers. Nos résultats ont également confirmé que le profil toxicologique des PM est directement régi par la toxicité de la matrice polymère hôte, tandis que celui des mâchefers semble directement lié à la toxicité intrinsèque des nanoparticules. La taille, la chimie et le taux des nanoparticules ainsi que la nature de la matrice ont donc un impact sur la toxicité in vitro. Le nouveau projet, NanoDetox, va nous permettre d’étudier l’impact des mélanges de déchets (représentatif de flux de déchets) et d’évaluer les transformations physico-chimiques ainsi que les effets de synergies/antagonismes liés aux nanoparticules sur la toxicité in vitro des suies et/ou les mâchefers.