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Douleur et analgésie

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Facteurs pronostiques précoces dans le syndrome douloureux régional complexe : une revue systématique* Volume 36, numéro 3, Septembre 2023

Tableaux


  • Tableau 1

  • Tableau 2

  • Tableau 3

  • Tableau 4
Auteurs

* Article reproduit en français avec l'aimable autorisation de l'éditeur. La version originale de cet article a été publiée en anglais dans l'European Journal of Pain. ©1999-2022 John Wiley and Sons, Inc. All rights reserved. Voir les conditions de licence de cet article : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1002/ejp.1975 La traduction en français a été assurée par le comité de rédaction de la revue Douleur et Analgésie, publiée par les Éditions Lavoisier, responsable de sa conformité et de son exactitude.

Contexte et objectif

Plusieurs facteurs de risque associés à l'apparition d'un SDRC ont été découverts, mais les preuves scientifiques concernant les facteurs pronostiques associés à la progression de cette pathologie restent rares. Toutefois, la détection et la prise en charge de ces facteurs sont nécessaires pour élaborer des stratégies de prévention secondaire. L'objectif de cette revue systématique était d'identifier les facteurs pronostiques chez les adultes souffrant d'un SDRC précoce.

Base de données et traitement des données

PubMed, Embase, PsycINFO, Cochrane Library et Scopus, publiées entre janvier 1990 et novembre 2021. Deux investigateurs indépendants ont sélectionné les études transversales et longitudinales s'intéressant aux facteurs pronostiques précoces (< 12 semaines après l'apparition de la maladie) de la douleur, du score de sévérité du SDRC, de l'incapacité fonctionnelle, du retour au travail ou de la qualité de vie. L'outil QUIPS (Quality In Prognostic Studies) a été utilisé pour évaluer le risque de biais. Une métasynthèse qualitative a été réalisée.

Résultats

Sur 4 652 articles différents, six études répondaient aux critères d'inclusion. Nous avons identifié 21 facteurs précoces associés à un pronostic défavorable dans le SDRC de type I. Six d'entre eux présentaient un niveau de preuves modéré : intensité de la douleur, incapacité fonctionnelle, anxiété, peur du mouvement (kinésiophobie), sexe féminin et intensité du traumatisme physique déclencheur. Seules deux études présentaient un risque de biais globalement faible.

Conclusions

Cette étude a révélé un manque important d'informations sur les facteurs pronostiques précoces dans le SDRC. Un seul article s'est intéressé au lien entre le risque de chronicité et les caractéristiques psychologiques. Il est indispensable de réaliser des études de plus grande envergure, avec une population bien définie et des mesures validées.