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Bulletin du Cancer

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Utilisation des facteurs de croissance hématopoïétiques et transplantation de cellules souches d’origine autologue ou allogénique Volume 93, numéro 5, Mai 2006

Auteurs
Unité de transplantation médullaire, Centre Jean-Perrin, 58, rue Montalembert, 63000 Clermont-Ferrand, Service d’hématologie-greffe de moelle, Hôpital Saint-Louis, AP-HP, 1, avenue Claude-Vellefaux, 75475 Paris Cedex 10, Service d’hématologie, CHU Hôtel-Dieu, Boulevard Léon-Malfreyt, 63000 Clermont-Ferrand, Laboratoire d’immunologie et de thérapie cellulaire, Centre Jean-Perrin, 58, rue Montalembert, 63000 Clermont-Ferrand

Les facteurs de croissance hématopoïétiques sont couramment utilisés pour les transplantations de cellules souches hématopoïétiques autologues ou allogéniques. À ce jour, les molécules les plus fréquemment administrées sont le rhuG-CSF et le rhuEpo. De nombreuses études ont évalué leur utilisation pour la mobilisation des cellules souches hématopoïétiques d’origine périphérique ou après transplantation pour améliorer la récupération hématologique. Le filgrastime ou le lénograstime sont le plus souvent utilisés pour la mobilisation, éventuellement en association avec le stem-cell factor en deuxième intention lors des mobilisations difficiles. L’IL3 et le sargramostime ne sont en revanche plus utilisés. Les règles d’administration sont assez précises et l’utilisation de greffons constitués de cellules souches hématopoïétiques périphériques a nettement réduit le coût financier. L’érythropoïétine n’a pas démontré d’intérêt dans la mobilisation. Après la transplantation, le filgrastime ou le lénograstime peuvent raccourcir la période de neutropénie et réduire les complications infectieuses. Utilisés après allogreffe, leur rôle éventuel sur l’incidence et la sévérité de la GVH aiguë et/ou chronique reste discuté. L’injection d’érythropoïétine après transplantation pourrait être intéressante mais la réduction du nombre de culots globulaires transfusés n’est pas si importante. Cependant, quelques études montrent que leur administration devrait se faire beaucoup plus tôt, soit bien avant le conditionnement. Les nouvelles formes à demi-vie prolongée, telles que le pegfilgrastime, sont toujours en cours d’étude. L’utilisation du pegfilgrastime dans le cadre de la mobilisation semble prometteuse.