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Bulletin du Cancer

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Standards, Options et Recommandations 2000 :cancer de l'endomètre, stades non métastatiques (rapport abrégé) Volume 89, numéro 7, Juillet - Août 2002

Auteur
FNCLCC, Standards, Options, Recommandations, 101, rue de Tolbiac, 75654 Paris Cedex 13.

Contexte : La Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC) et les Centres régionaux de lutte contre le cancer (CRLCC), en collaboration avec des partenaires des secteurs public (CHU, CHG), privé et certaines sociétés savantes ont entrepris, depuis 1993, d'élaborer des recommandations pour la pratique clinique en cancérologie : les « Standards, Options et Recommandations » (SOR). L'objectif de l'opération SOR est d'améliorer la qualité et l'efficience des soins aux patients atteints de cancer en fournissant aux praticiens une aide à la décision facilement utilisable. La méthodologie d'élaboration des SOR repose sur une revue et une analyse critique des données de la littérature scientifique par un groupe d'experts pluridisciplinaire, permettant de définir, sur la base du niveau de preuve scientifique et du jugement argumenté des experts, des « Standards », des « Options » et des « Recommandations ». Avant publication, les SOR sont revus par des experts indépendants. Objectifs : Définir, sur la base d'une revue de la littérature et de l'accord d'experts, des Standards, Options et Recommandations pour la prise en charge des patientes porteuses de cancers de l'endomètre. Méthodes : Un groupe pluridisciplinaire mis en place par la FNCLCC a revu les données scientifiques disponibles concernant le cancer de l'endomètre non métastatique. Après sélection des articles, synthèse des résultats et rédaction des SOR, le document a été soumis pour relecture et approbation à 63 relecteurs indépendants. Résultats : Les principales recommandations pour la prise en charge du cancer de l'endomètre sont : 1) Le diagnostic des carcinomes endométriaux repose sur la biopsie avec examen histologique. Toutefois, en première intention, une hystérographie et surtout une échographie endovaginale peuvent donner des éléments diagnostiques. L'échographie permet d'évaluer l'extension locorégionale, la tomodensitométrie (TDM) permet d'évaluer l'atteinte ganglionnaire et l'imagerie par résonance magnétique (IRM) permet d'évaluer la pénétration myométriale. 2) Dans la grande majorité des cas, la chirurgie est le traitement initial, aussi bien pour les formes localisées que pour les stades plus avancés. La pièce chirurgicale permet l'analyse anatomopathologique et la détermination du stade de la tumeur selon la classification de la Fédération internationale de gynécologie obstétrique (FIGO). La chirurgie des stades I et II comporte une hystérectomie totale, extrafasciale avec annexectomie bilatérale. Pour les stades III et IV, une chirurgie radicale doit être pratiquée chaque fois que cela est possible. Sinon la chirurgie doit être la plus complète possible et associée à un traitement complémentaire. Dans les cas les plus avancés, une chirurgie de réduction tumorale est réalisée. 3) Le traitement complémentaire repose sur la radiothérapie externe et la curiethérapie. L'étendue et le type de l'irradiation sont déterminés en fonction du stade du cancer et des facteurs pronostiques. Pour les stades I et II, un traitement complémentaire par curiethérapie peut être réalisé si l'atteinte myométriale est peu profonde ou si la tumeur est de grade 2 ou 3. Les atteintes de stade III reçoivent une irradiation complémentaire pelvienne ou abdomino-pelvienne. Lorsque les patientes sont inopérables, une irradiation exclusive est réalisée. 4) En l'absence de signes d'appel, la surveillance repose sur l'examen clinique général et gynécologique. Toute patiente présentant des symptômes doit avoir un bilan complémentaire.