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Bulletin du Cancer

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Place de l’oxaliplatine dans les chimioradiothérapies des cancers du rectum Volume 93, supplément 2, Numéro spécial, Février 2006

Auteurs
Service de radiothérapie, Centre Antoine Lacassagne, 33 av. Valombrose, 06189 Nice Cedex 2, Service d’oncologie, Centre Antoine Lacassagne, 33 av. Valombrose, 06189 Nice Cedex 2, Service d’oncologie digestive, Hôpital de L’Archet 2, 06000 Nice

Depuis les résultats des essais randomisés français de la FFCD et de l’EORTC, le traitement standard des cancers du rectum localement avancés est la radiochimiothérapie concomitante préopératoire avec du 5-fluoro-uracile (5FU). Elle permet d’augmenter le taux de pièces opératoires stérilisées et le contrôle local par rapport à la radiothérapie seule, cependant sans bénéfice sur la survie globale. L’un des enjeux majeurs du traitement des cancers du rectum est désormais d’améliorer les protocoles de radiochimiothérapie préopératoire. L’oxaliplatine possède, outre une activité sur le cancer colorectal en phase métastatique, des propriétés radiosensibilisantes. C’est donc une drogue de choix à utiliser avec le 5FU et la radiothérapie. Plusieurs essais de phases I et II ont testé l’association 5FU intraveineux, oxaliplatine et radiothérapie ou capécitabine, oxaliplatine et radiothérapie, avec une toxicité modérée à type de diarrhée et une efficacité tumorale encourageante. Les différents schémas utilisés semblent avoir une efficacité identique, avec une toxicité peut-être discrètement augmentée avec l’administration continue du 5FU ou de la capécitabine. Seuls des essais randomisés comparant le 5FU à la capécitabine ou au 5FU plus oxaliplatine permettront d’évaluer le bénéfice de l’oxaliplatine en contrôle local, en conservation sphinctérienne et en survie globale, et d’en estimer la toxicité par rapport à une monochimiothérapie.