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Bulletin du Cancer

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Les tumeurs épithéliales malignes évoluées de l’ovaire dans le centre tunisien : résultats thérapeutiques et facteurs pronostiques à propos de 104 cas Volume 93, numéro 12, Décembre 2006

Auteurs
Service de médecine carcinologique, CHU Farhat-Hached, Sousse, Tunisie, Service de gynécologie-obstétrique, CHU Farhat-Hached, Sousse, Tunisie, Laboratoire d’anatomopathologie, CHU Farhat-Hached, Sousse, Tunisie

Entre 1994 et 2004, 104 patientes sont traitées au centre tunisien pour tumeurs épithéliales malignes évoluées de l’ovaire (81 de stade III et 23 de stade IV). L’âge moyen des patientes est de 54 ans. La chirurgie initiale est optimale (résidu < 2 cm) dans 40 cas (38,5 % des patientes). Cinquante-neuf patientes jugées inopérables ont bénéficié d’une chimiothérapie néoadjuvante à base d’un sel de platine dans tous les cas, associé au paclitaxel dans 19 % des cas. Une chirurgie d’intervalle est pratiquée dans 30 cas, optimale dans 66,7 % des cas. La survie globale est de 57 % à 2 ans et de 27 % à 5 ans. La survie des patientes opérées par chirurgie d’intervalle après chimiothérapie première rejoint celle des malades traitées par chirurgie initiale. Les facteurs pronostiques statistiquement significatifs pour une meilleure survie en étude univariée sont : l’âge < 40 ans (p < 0,05), le stade III (p < 0,01), la normalisation du taux de CA125 après la chirurgie (p < 0,01), la chirurgie initiale optimale (p < 0,02) et la réponse à la chimiothérapie première (p < 0,01). En étude multivariée, sont retenues la chirurgie initiale optimale (p = 0,04) et la normalisation du taux du CA125 après chirurgie (p = 0,02). Le pronostic de ces tumeurs reste mauvais en Tunisie comme dans le monde. L’introduction de la chimiothérapie néoadjuvante avant une chirurgie d’exérèse tumorale chez les patientes présentant une tumeur diffuse a permis d’améliorer la survie et la qualité de vie de certaines patientes.