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Bulletin du Cancer

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Le repérage du ganglion sentinelle en médecine nucléaire Volume 89, numéro 7, Juillet - Août 2002

Auteurs
Service de médecine nucléaire, Centre Jean-Perrin, 63011 Clermont-Ferrand.

La détection isotopique du ganglion sentinelle connaît un développement rapide dans le cancer du sein et le mélanome. Sa mise en œuvre repose sur une étroite collaboration entre le chirurgien et le médecin nucléaire. Si la méthodologie est désormais bien définie dans le cas du mélanome, de nombreuses variantes restent possibles dans le cas du cancer du sein. L'activité et le volume à administrer peuvent varier suivant les équipes, tout comme les modalités d'injection (nombre, topographie, profondeur des points d'injection). Toutefois les performances étant bien souvent équivalentes quelle que soit la technique utilisée, la plus simple d'entre elles, c'est-à-dire l'injection péri-aréolaire en un seul point intradermique, semble préférable. L'imagerie scintigraphique voit son rôle contesté par certains auteurs, mais elle apporte un indéniable complément d'information, en particulier si la localisation du ganglion est inhabituelle. L'adjonction d'une détection colorimétrique améliore généralement les résultats. L'utilisation optimale de la sonde de détection gamma en peropératoire requiert un apprentissage de la part du chirurgien. Une bonne sélection des indications est indispensable pour assurer le succès de la technique dont les performances sont alors excellentes. D'autres domaines d'applications de ce principe de localisation sont en cours d'évaluation dans les cancers du côlon, de la sphère ORL, du poumon et de la prostate. En évitant une grande majorité des curages axillaires qui sont aujourd'hui pratiqués en routine dans le cancer du sein de petite taille, la détection du ganglion sentinelle devrait permettre de diminuer de façon spectaculaire la morbidité du bilan d'extension axillaire ainsi que la durée d'hospitalisation des patientes.