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Bulletin du Cancer

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La chimiothérapie adjuvante des sarcomes Volume 93, numéro 3, Mars 2006

Auteurs
Hôpital Edouard Herriot, Service d’oncologie médicale, Pavillon E, 5 place d’Arsonval, 69003 Lyon, et Inserm U590, Centre Léon Bérard, rue Laennec, 69008 Lyon

Pour de nombreux types de cancer, la chimiothérapie adjuvante a montré un bénéfice modéré mais significatif en termes de survie. Dans le cas des sarcomes, la situation est contrastée et dépend vraisemblablement des sous-types histologiques et moléculaire, et peut-être aussi de la topographie de la tumeur. Les sarcomes des tissus mous sont en général peu chimiosensibles et jusqu’à présent, si la chimiothérapie adjuvante a un intérêt incontestable pour retarder des rechutes ou diminuer les récidives locales, elle ne montre pas de bénéfice significatif en ce qui concerne la survie globale. Des études de sous-groupes semblent montrer un allongement significatif de la survie pour les sarcomes des tissus mous des membres. La chimiothérapie néoadjuvante des sarcomes des tissus mous, hors sarcomes d’Ewing et rhabdomyosarcomes (RMS), a essentiellement pour objectif de réduire la taille d’une tumeur inopérable ou pour laquelle un traitement conservateur est impossible. Pour les rhabdomyosarcomes et les sarcomes osseux comme les ostéosarcomes et les sarcomes d’Ewing, davantage chimiosensibles, la chimiothérapie fait partie intégrante du traitement en préopératoire et, après la chirurgie, en traitement adjuvant dont les modalités sont fonction de l’efficacité du traitement néoadjuvant.