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Bulletin du Cancer

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Inhibiteurs de la voie de signalisation du REGF et cancer bronchique non à petites cellules : actualités en 2007 Volume 94, numéro 1, Janvier 2007

Auteurs
Service d’oncologie médicale, CHU Henri-Mondor, 51, avenue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, 94010 Créteil, Département d’oncologie médicale, Institut Gustave-Roussy, 39, rue Camille-Desmoulins, 94805 Villejuif

Le cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) est un enjeu majeur de santé publique de par sa fréquence et sa mortalité. Les limites de la chimiothérapie standard sont bien établies dans les formes avancées et les progrès attendus dans ce domaine pourraient venir des thérapies moléculaires ciblées. Les inhibiteurs du récepteur à l’epithelial growth factor (REGF) (surexprimé dans environ 80 % des CBNPC) font désormais partie intégrale de la prise en charge en situation métastatique. Les résultats les plus intéressants sont obtenus avec les inhibiteurs des tyrosine kinases (TKI) oraux, en particulier l’erlotinib et le gefitinib. Il a été clairement établi que l’erlotinib apporte un bénéfice de survie en deuxième ou troisième ligne thérapeutique. Les données les plus récentes montrent, en première ligne thérapeutique, des taux de réponse intéressants et un bénéfice en survie peut être espéré dans certains types histologiques (adénocarcinomes à composante bronchioloalvéolaire), chez les patients non fumeurs, de sexe féminin et en présence de mutations activatrices de la portion tyrosine kinase du REGF au niveau des exons 18-21. Ces avancées sont d’autant plus importantes que le profil de tolérance des TKI est meilleur que celui de la chimiothérapie cytotoxique avec essentiellement la survenue de diarrhées et d’éruptions cutanées acnéiformes.La place des anticorps monoclonaux anti-REGF (type cetuximab) n’est pas encore clairement définie dans les cancers bronchiques avancés.