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Bulletin du Cancer

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Gemcitabine et cancers bronchiques non à petites cellules Volume 94, supplément 3, numéro spécial, juin 2007

Auteurs
Service d’oncologie médicale, Groupe hospitalier Diaconesses-Croix Saint Simon, 18 rue du Sergent Bauchat, 75012 Paris, Département de médecine, Institut Gustave Roussy, Villejuif

Les questions posées lors du développement de la gemcitabine dans le cancer bronchique non à petites cellules épousent la réflexion menée au cours des dix dernières années dans cette pathologie. En association aux sels de platine, les molécules dites de troisième génération (la gemcitabine, la vinorelbine et les taxanes) se sont imposées à tous les stades de la prise en charge thérapeutique, tant en péri-opératoire qu’en situations non chirurgicales (stades localement avancés ou métastatiques). Avec un taux de réponse d’environ 30 % et une survie médiane avoisinant les 10 mois pour les stades IIIB et IV (plus de la moitié des patients diagnostiqués), ces doublets resteront d’actualité mais devront s’articuler dans une prise en charge multithérapeutique. Les thérapies moléculaires ciblées TMC (anti-angiogéniques et inhibiteurs du REGF) permettent d’augmenter les taux de réponse et la survie, en première, deuxième ou troisième lignes. Cette revue retrace l’historique du développement de la gemcitabine en détaillant ses indications validées (stades avancés), les essais en cours (phase adjuvante et associations aux TMC) et les questions toujours ouvertes.