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Bulletin du Cancer

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G-CSF en oncologie Volume 93, numéro 5, Mai 2006

Auteurs
Département d’oncologie médicale, Institut Paoli-Calmettes, 232, boulevard Sainte-Marguerite, 13273 Marseille Cedex 09, Institut de cancérologie de Marseille, Marseille, France, Centre de thérapie cellulaire et génique, Institut Paoli-Calmettes, Marseille

La survenue d’une neutropénie et de ses complications infectieuses représente la toxicité dose-limitante la plus fréquente due à la chimiothérapie. Entre 25 et 40 % des régimes usuels de chimiothérapie entraînent une neutropénie fébrile (NF), celle-ci étant fonction de la dose-intensité du schéma thérapeutique, de l’histoire de la maladie et de facteurs liés au patient. Cette NF, qui est associée à des infections pouvant mettre en jeu le pronostic vital, a comme principale conséquence une réduction des doses de chimiothérapie et des retards d’administration de celle-ci. Les facteurs de croissances impliqués dans la régulation de l’hématopoïèse sont parmi les premières applications majeures de la technologie de l’ADN recombinant à la pratique médicale. Les facteurs de croissance tels que le granulocyte colony-stimulating factor (G-CSF) et le granulocyte-macrophage colony-stimulating factor (GM-CSF) font désormais partie intégrante de la prévention de la survenue d’épisodes de NF. Leur utilisation concerne la prophylaxie primaire et secondaire de la NF, le traitement de la NF, la collecte de cellules souches périphériques et la réinjection de ces mêmes cellules souches périphériques. Cet article se propose de revoir les principales données concernant l’application des facteurs de croissance de la granulopoïèse à l’oncologie.