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Bulletin du Cancer

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Évaluation par IRM de la réponse à la chimiothérapie d’induction dans les cancers du sein Volume 91, numéro 9, Septembre 2004

Auteurs
Service d’oncologie médicale, Service de radiologie, Service de gynécologie, Service d’anatomopathologie, CHU Dupuytren, 87042 Limoges Cedex

Nous rapportons une série de 20 patientes ayant un cancer du sein infiltrant T2 (n = 8) ou T3 (n = 12) de type canalaire infiltrant dans 15 cas et lobulaire infiltrant dans 5 cas, opérable, traité par chimiothérapie d’induction de type FEC avec pour objectif d’évaluer l’intérêt de l’IRM dans l’évaluation de la réponse tumorale selon deux critères : un critère morphologique défini par la taille de la prise de contraste après soustraction et un critère dynamique défini par la courbe de rehaussement relatif (CRR) maximum mesuré dans le même territoire lésionnel. L’examen clinique évalue correctement la taille du résidu tumoral dans 45 % des cas et l’IRM dans 60 % des cas avec 3 cas de faux négatifs. Parmi les patientes ayant un résidu tumoral mesurable à l’IRM et sur la pièce opératoire, on observe une sous-estimation de la taille tumorale dans 69 % des cas et une surestimation dans 31 % des cas. Parmi les patientes stables ou répondeuses, on observe un aplatissement significatif de la CRR dans 5 cas corrélé sur le plan histologique à la présence d’un résidu tumoral ayant une faible densité cellulaire. L’IRM apporte des éléments supplémentaires pour guider le geste chirurgical. Cependant, elle a tendance à sous-estimer le volume tumoral résiduel et présente des faux négatifs.