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Bulletin du Cancer

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Dispositifs veineux implantables en oncologie : implantation brachiale sous repérage phlébographique Volume 89, numéro 7, Juillet - Août 2002

Auteurs
Département de radiologie interventionnelle, centre Antoine-Lacassagne, 33, avenue de Valombrose, 06189 Nice Cedex 2.

L'implantation sous-cutanée de chambres pour chimiothérapie intraveineuse a été tout d'abord effectuée par les chirurgiens, puis par les médecins anesthésistes, par cathétérisme sous-clavier ou jugulaire. Puis, les radiologues, s'aidant des techniques percutanées radiologiques, ont également réalisé une telle implantation, jugulaire, sous-clavière, brachiale ou antébrachiale. Notre expérience, à propos de 200 patients cancéreux, concerne la mise en place brachiale du dispositif veineux implantable, sous repérage phlébographique de la veine basilique. Le taux d'échecs techniques de 4 % est essentiellement lié à l'impossibilité de réaliser la phlébographie de guidage (terrain veineux superficiel défectueux), l'apparition d'un spasme veineux ou encore d'un hématome (« veine roulante »). Vingt-six complications sont à déplorer lors du suivi moyen de 180 jours (extrêmes 4-671 jours), soit un taux de 13,3 % ou 0,7/1 000 patients-jour. Trois cas de thrombose veineuse, 1 hématome volumineux, 8 complications infectieuses locales dont 1 avec septicémie, 4 déhiscences cutanées, 4 fissurations de la chambre implantée, 2 fractures-migrations du cathéter, 2 obstructions du cathéter et 2 retournements de chambre sont à déplorer, induisant le retrait du dispositif dans 8,5 % des cas. Les meilleures indications de l'implantation radiologique sont représentées par le cancer du sein, les antécédents de thrombose veineuse cervicale ou du membre supérieur, l'obésité, l'insuffisance respiratoire, les échecs chirurgicaux et le cou précédemment irradié.