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Bulletin du Cancer

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Chimiothérapie première dans les cancers du sein opérables supérieurs à 3 cm : résultats de 3 protocoles Volume 84, numéro 1, Janvier 1997

Auteurs
Centre Jean-Perrin, INSERM U. 71, 58, rue Montalembert, BP 392, 63011 Clermont-Ferrand Cedex 1, France.

Depuis longtemps, dans notre institut, les patientes porteuses d’un cancer du sein opérable, mais de volume important ne permettant pas une chirurgie conservatrice, sont d’emblée traitées par une chimiothérapie néo-adjuvante. Entre janvier 1982 et décembre 1995, 288 patientes ont reçu une chimiothérapie première avec l’un des 3 protocoles suivants (doses en mg/m2) : (1) AVCF/AVCFM, 167 patientes (adriamycine 30, vincristine 1 en J1, cyclophosphamide 300, fluoro-uracile 400 en J2-J5 et méthotrexate 20 en J2-J4, tous les 28 jours) ; (2) NEM, 78 patientes (vinorelbine 25, épirubicine 35, méthotrexate 20 en J1 et J8, tous les 28 jours) ; et (3) TNCF, 43 patientes (THP-adriamycine 20 en J1-J3, vinorelbine 25 en J1 et J4, cyclophosphamide 300, fluoro-uracile 400 en J1-J4, tous les 21 jours sous couvert de facteurs de croissance hématopoïétique). L’évaluation de la réponse a été réalisée par 3 méthodes : clinique (C), échographique (E) et mammographique (M). Le taux de réponse objective observé (C : 63/90/93 ; E : 49/61/85 ; M : 53/65/83 %) est plus important avec les traitements 2 et 3. Le taux de réponse complète est doublé avec le TNCF, mais la toxicité hématologique est beaucoup plus sévère. Les patientes ont toutes été opérées pour (2) et (3), une partie seulement pour (1) et le taux de conservation mammaire (68/83/79 %) était similaire avec les 3 traitements. Par contre, nous avons observé une augmentation du taux de réponse complète histologique avec le TNCF (23 %), mais l’impact sur la survie des malades reste à déterminer.