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Bulletin du Cancer

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Chimiothérapie néoadjuvante FEC-HD dans le cancer du sein localement évolué Volume 86, numéro 2, Février 1999

Auteurs
Centre Georges-François-Leclerc, 1, rue du Professeur-Marion, 21034 Dijon.

La tolérance et l’efficacité clinique et histologique d’une chimiothérapie néoadjuvante de type FEC-HD avec facteurs de croissance hématopoïétique ont été étudiées chez 40 patientes atteintes de cancers du sein de stades II et III de février 1991 à février 1997. La chimiothérapie néoadjuvante FEC-HD comportait 4 cycles de 21 jours associant du 5-fluoro-uracile en perfusion continue 750 mg/m2/j de J1 à J4, de l’épirubicine en bolus 35 mg/m2/j de J2 à J4 et du cyclophosphamide en bolus 400 mg/m2/j de J2 à J4, avec support hématopoïétique par du G-CSF 5 mug/kg/j de J6 à J15. La chirurgie (mastectomie ou traitement conservateur, et curage axillaire) était réalisée 3 à 4 semaines après la fin de la chimiothérapie. Toutes les patientes ont eu une irradiation externe postopératoire. Nous avons obtenu 37,5 % de réponses cliniques complètes, 45 % de réponses partielles et 15 % de stabilisations. La chirurgie était conservatrice dans 40 % des cas. La pièce d’exérèse tumorale était indemne de toute lésion invasive dans 15 % des cas dont la moitié sans envahissement ganglionnaire et ne comportait que du carcinome intracanalaire dans 7,5 % des cas. Les réponses cliniques et histologiques des tumeurs inflammatoires et des tumeurs non inflammatoires n’étaient pas différentes. Cent cinquante-huit cycles de chimiothérapie ont été réalisés. Une neutropénie, une anémie et une thrombopénie de grade 3 ou 4 ont été constatées dans respectivement 34,6 %, 6,3 % et 8,8 % des cycles, avec une aplasie fébrile dans 3,8 % des cycles. Une mucite de grade 3 ou 4 a été observée lors de 2,5 % des cycles. La médiane de survie sans récidive était de 48 mois et la médiane de survie globale n’était pas atteinte. Dans les cancers du sein de stades II et III, la chimiothérapie néoadjuvante de type FEC-HD entraîne une réponse histologique importante au prix d’une toxicité acceptable. Le rôle de l’augmentation de dose sur la survie reste à déterminer.