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Bulletin du Cancer

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Angiogenèse et stratégies anti-angiogéniques des glioblastomes Volume 92, numéro 4, Avril 2005

Auteurs
Groupe régional d’étude sur le cancer (Grecan), Université de Caen Basse-Normandie, Centre François-Baclesse, avenue du Général-Harris, 14076 Caen Cedex 05, Service de neurologie Dejerine, CHU Côte de Nacre, 14033 Caen Cedex

Le pronostic des patients porteurs d’un glioblastome demeure sombre malgré les traitements anticancéreux conventionnels. L’importance du phénomène angiogénique, c’est-à-dire la formation de nouveaux vaisseaux à partir de vaisseaux préexistants, au sein des glioblastomes ainsi que l’étroite dépendance de la croissance tumorale vis-à-vis de la néovascularisation incitent à développer des thérapies anti-angiogéniques pour ces tumeurs. Ces stratégies ont pour but de diminuer ou d’inhiber une ou plusieurs étapes essentielles de l’angiogenèse. On distingue trois types d’approches : l’inhibition des facteurs angiogéniques et/ou de leurs récepteurs et des voies de signalisation qui en dépendent, l’inhibition des cellules endothéliales activées et l’inhibition des molécules d’adhérence cellulaire et/ou du remodelage de la matrice extracellulaire. On distingue, au sein de chaque classe d’inhibiteurs, des molécules endogènes impliquées dans les phénomènes physiologiques de contrôle de l’angiogenèse, dont l’angiostatine, la thrombospondine ou l’interféron alpha, et des molécules naturelles ou synthétiques comme le thalidomide, les anticorps bloquants des facteurs de croissances pro-angiogéniques ou les inhibiteurs des récepteurs à tyrosine kinase. Les principaux travaux expérimentaux dans des modèles in vivo de glioblastomes sont présentés dans cette revue. Les perspectives cliniques des thérapies anti-angiogéniques dans la prise en charge des patients atteints de glioblastome sont également discutées.