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Bulletin du Cancer

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Actualités sur les lymphomes malins non hodgkiniens Volume 94, numéro 1, Janvier 2007

Auteurs
Service des maladies du sang, Hôpital Haut-Lévèque, 33604 Pessac

La prise en charge des lymphomes malins non hodgkiniens (LMNH) a changé ces dernières années. L’index pronostique international (IPI) a permis l’élaboration de programmes thérapeutiques adaptés en fonction du risque et de la probabilité de survie dans chacun des groupes pronostiques ainsi définis. La construction de protocoles de chimiothérapies intensives et de schémas thérapeutiques « densifiés » a remis en cause le dogme du « CHOP pour tout le monde ». L’avènement des anticorps monoclonaux (AcMo), en particulier du rituximab (Mabthera ®), a encore été une étape cruciale. Peut-on encore se passer du rituximab en 2006 ? Après les autorisations de mise sur le marché obtenues tant en première ligne qu’en traitement d’entretien pour les lymphomes agressifs et les lymphomes folliculaires, nul doute que d’autres indications vont suivre. La thérapeutique « ciblée » est depuis longtemps une préoccupation majeure dans le but de renforcer l’activité antitumorale et de minimiser les effets secondaires des chimiothérapies. À ce titre, la radio-immunothérapie (RIT) apparaît comme un progrès considérable dans le traitement des LMNH. Enfin, un bon traitement n’est rien sans une bonne évaluation tumorale. L’introduction de la tomographie par émission de positons dans le champ des LMNH a bouleversé les méthodes d’exploration conventionnelles et les habitudes des cliniciens. Si son intérêt est unanimement reconnu, bien des questions restent encore à éclaircir. Cette revue, sans être exhaustive, se veut avant tout une synthèse sur les avancées les plus récentes accomplies ces dernières années dans la prise en charge des LMNH.