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Annales de Gérontologie

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Conduite à tenir devant la découverte d’un pic monoclonal à l’électrophorèse des protéines Volume 3, numéro 1, mars 2010

Auteurs
Centre gérontologique départemental ; 1 rue Elzeard, 13012 Marseille, Pôle de médecine interne et maladies infectieuses, Hôpital Ambroise Paré, Marseille, Centre gérontologique départemental, Marseille, Institut Paoli Calmettes, Marseille, Laboratoire Alphabio, Marseille

La prévalence des dysglobulinémies monoclonales augmentant avec l’âge, le clinicien est souvent confronté à cette anomalie biologique chez le sujet âgé. La découverte d’un pic monoclonal lors d’une électrophorèse des protéines sanguines impose de réaliser un bilan biologique et radiologique a minima afin d’éliminer une hémopathie maligne tout en évitant certains examens inutiles et potentiellement coûteux. Actuellement, le myélogramme n’est plus systématique si le patient est asymptomatique sur le plan clinique et biologique, et que le pic monoclonal est faible. Lorsque ce bilan complémentaire est négatif, on parle alors de gammapathie monoclonale de signification indéterminée (GMSI). Le diagnostic de GMSI implique une surveillance régulière afin d’identifier précocement les signes de transformation maligne. Cette dernière étant estimée à 1 % par an. Cependant, l’évaluation du risque individuel reste difficile, notamment chez les sujets âgés. Certains facteurs de risque de transformation maligne ont été identifiés, comme le taux de composant monoclonal initial, la présence d’immunoglobuline monoclonale non IgG et le dosage des chaînes légères libres sériques (CLL). L’intérêt du dosage des CLL reste à définir, particulièrement chez le sujet âgé, de même que l’abandon d’anciens marqueurs comme la protéinurie de Bence Jones.