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Annales de Biologie Clinique

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Potentiométries directe et indirecte : différences précisées à travers un cas de maladie de Waldenström Volume 73, numéro 3, Mai-Juin 2015

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  • Figure 1

Tableaux

Auteur
Laboratoire de biochimie médicale, CHRU de Besançon, France

La potentiométrie directe et la potentiométrie indirecte sont deux techniques couramment utilisées dans les laboratoires de biochimie pour le dosage des électrolytes comme par exemple le sodium. En clinique, c’est la concentration du sodium dans l’eau plasmatique -mesure réalisée par la potentiométrie directe- qui est importante, car elle est responsable des mouvements d’eau entre les secteurs liquidiens. La connaissance de la différence qui existe entre les 2 méthodes de dosage est importante car il existe des cas où elles peuvent donner des résultats discordants, en particulier pour le sodium, et des décisions thérapeutiques inappropriées risquent d’être prises par le clinicien s’il ignore cette différence. Ces cas sont l’augmentation et la diminution du volume de l’eau plasmatique qui font que les résultats de la potentiométrie indirecte ne reflètent pas la concentration dans l’eau plasmatique car cette méthode, après une étape de dilution, ne tient pas compte du pourcentage réel d’eau plasmatique du patient dans la détermination des concentrations (ce qui aboutit pour le sodium et selon les cas à une pseudohyponatrémie, une pseudonormonatrémie ou une pseudohypernatrémie). La potentiométrie directe ne passe pas par une étape de dilution et donne des résultats corrects, dans les situations de modification du volume de l’eau plasmatique. Cet article précise les différences entre les deux techniques à travers un cas de maladie de Waldenström, puis propose une conduite à tenir à la fois pour le biologiste et le clinicien.