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Annales de Biologie Clinique

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Identification par spectrométrie de masse MALDI-TOF et antifongigramme des levures responsables de la candidose vulvo-vaginale (CVV) à Tebessa (nord-est de l’Algérie) Article à paraître

Illustrations


  • Figure 1.

  • Figure 2.

  • Figure 3.

Tableaux

Auteurs
1 Biomolecules and Application Laboratory, Faculty of Exact Sciences and Natural and Life Sciences, Echahid Cheikh Larbi Tebessi University, 12002 Tebessa, Algeria
2 Department of Applied Biology, Faculty of Exact Sciences and Natural and Life Sciences, Echahid Cheikh Larbi Tebessi University, 12002 Tebessa, Algeria
3 Department of Microbiology and Biochemistry, Faculty of Natural and Life Sciences, University of Batna 2, 05078 Batna, Algeria
4 Aix Marseille University, IRD, APHM, SSA, VITROME, IHU-Méditerranée Infection, 19-21 boulevard Jean Moulin, 13005 Marseille, France
* Correspondence : T. Menasria

La candidose vulvo-vaginale (CVV) et la résistance aux antifongiques sont devenues un problème clinique majeur ces dernières années. Une étude prospective visait à évaluer la diversité des souches de levure associées à la VVC dans la ville de Tebessa (nord-est de l’Algérie) et à étudier leurs profils de sensibilité. Pendant deux mois, des levures ont été isolées sur un milieu chromogène à partir de vingt-neuf femmes non enceintes présentant une VVC symptomatique. Les isolats ont été caractérisés par MALDI-TOF MS et des tests de sensibilité antifongique ont été réalisés pour neuf médicaments antifongiques à l’aide du SensititreTM YeastOneTM YO10. Vingt-neuf levures non dupliquées ont été récupérées et les profils de spectrométrie de masse ont montré des scores fiables parmi lesquels quatre genres et cinq espèces différentes ont été identifiés. Candida albicans représentait 65,5 % (n = 19) du nombre total d’isolats, suivi de C. glabrata avec 20,7 % (n = 6). Pour les autres espèces de Candida non albicans (NCA), Kluyveromyces marxianus avec 6,9 % (n = 2), Pichia kudriavzevii et Saccharomyces cerevisiae avec un isolat chacun. Les sensibilités antifongiques ont montré des CMI de type sauvage de C. albicans à l’amphotéricine B, aux azoles et aux échinocandines. En outre, quatre isolats de C. albicans étaient résistants à la flucytosine. Pour les isolats de C. glabrata, un phénotype 100% non WT a été trouvé à la fois pour le posaconazole et l’itraconazole. Pour la première fois, les résultats obtenus apportent de nouvelles données concernant l’épidémiologie des levures responsables de la VVC en Algérie et leurs profils de sensibilité aux antimicrobiens.