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Annales de Biologie Clinique

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Évaluation d’un algorithme basé sur des dosages quantitatifs de paramètres glomérulaires (albuminurie et IgG urinaires) afin de typer une protéinurie Article à paraître

Illustrations


  • Figure 1.

Tableaux

Auteurs
1 Laboratoire de biochimie spécialisée CBPS, Hospices Civils de Lyon, 165 chemin du grand Revoyet, 69495 Pierre Bénite cedex, France
2 Laboratoire de biologie médicale, Hôpital Saint-Joseph Saint-Luc, 20 quai Claude Bernard, 69007 Lyon, France
3 Laboratoire d’immunologie biologique CBPS, Hospices Civils de Lyon, 165 chemin du grand Revoyet, 69495 Pierre Bénite cedex, France
4 Service de néphrologie, Hôpital Saint-Joseph Saint-Luc 20 Quai Claude Bernard, 69007 Lyon, France
5 Laboratoire de biologie médicale, Centre Hospitalier de l’Arrondissement de Montreuil-sur-mer, 140 chemins départemental 191, CS 70008, 62180 Rang-Du-Fliers, France
* Correspondance I. Benlyamani

Le premier examen d’orientation du typage d’une protéinurie est l’électrophorèse. Cependant, cette technique présente des inconvénients tels que le délai de rendu, le temps de réalisation et la difficulté d’interprétation. Certains laboratoires ont recours à des dosages quantitatifs de marqueurs glomérulaires associés à des marqueurs tubulaires. Cependant, le coût des réactifs et l’instabilité de certains marqueurs sont des inconvénients non négligeables pour certains laboratoires de périphérie.

Le but de ce travail est d’évaluer la mise en place d’un algorithme basé sur des paramètres utilisables par tous les laboratoires pour typer une protéinurie dans un délai rapide.

L’albuminurie et les IgG urinaires ont été dosées sur 161 urines typées en électrophorèse urinaire haute résolution par un centre expert. L’élaboration de courbes ROC permet de définir les seuils décisionnels suivant :r

Une protéinurie glomérulaire est définie par un ratio Albumine+IgGprotéines supérieur à 75,4 % (spécificité à 100 %) et une protéinurie tubulaire ou de surcharge est définie par un ratio Albumineprotéines inférieur à 37,3 % (sensibilité à 100 %). La concordance entre les résultats de l’algorithme retenu et la méthode de référence de notre étude est de 88 % avec une valeur kappa à 0,807 (IC95 % [0,729 à 0,885]).

Les performances de l’algorithme suggèrent qu’il peut trouver sa place dans la stratégie diagnostique d’une protéinurie malgré les indications limitées. Il revient à chaque biologiste d’évaluer l’intérêt de ce dernier en fonction du recrutement des patients et des besoins des cliniciens.