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Annales de Biologie Clinique

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Cellules souches dentaires : mythe ou espoir en médecine neurorégénératrice ? Volume 78, numéro 6, Novembre-Décembre 2020

Tableaux

Auteurs
1 DERBS, Univ Montpellier, Faculté d’odontologie, Montpellier, France
2 IRMB, Univ Montpellier, Inserm, CHU Montpellier, CNRS, Montpellier, France
* Correspondance
a Contribution équivalente à ce travail

L’utilisation des cellules souches dentaires a fait naître de nombreux espoirs dans le développement de nouveaux traitements destinés aux maladies neurodégénératives. Si l’on se réfère aux statistiques actuelles, environ 1 personne sur 6 dans le monde serait atteinte par une maladie neurologique. Ce nombre ne cesse d’augmenter au fur et à mesure que la population mondiale vieillit, faisant des maladies neurodégénératives probablement l’un des principaux défis de la santé publique du XXIe siècle. Les maladies neurodégénératives se caractérisent principalement par une perte progressive des facultés cognitives et de l’autonomie des patients liée à une perte et une dégénérescence des neurones des structures cérébrales. Malheureusement, force est de constater que les seuls traitements disponibles actuellement pour ce type de pathologies ne font que soulager les symptômes et non les traiter et que peu d’essais cliniques à ce jour ont été véritablement probants. L’espoir réside donc pour ces maladies neurodégénératives dans le développement de nouvelles approches thérapeutiques. Les cellules souches dentaires pourraient constituer une nouvelle voie de recherche en thérapie cellulaire, de par leur croissance rapide, leur grande capacité de différenciation en différents types cellulaires (y compris en cellules neuronales pour certaines) et la facilité avec laquelle elles peuvent être obtenues sans soulever de problèmes d’éthique comme par exemple pour les cellules souches embryonnaires.