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Virologie

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Multiples fonctions des usines virales : l’exemple du virus de la mosaïque du chou-fleur (Cauliflower mosaic virus) Volume 18, numéro 4, Juillet-Août 2014

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
Auteurs
1 INRA, UMR 385 BGPI, Campus international de Baillarguet, 34398 Montpellier cedex 05, France
2 CIRAD, UMR BGPI, Campus international de Baillarguet, 34398 Montpellier cedex 05, France
3 University of Florida, Department of plant pathology, Fifield Hall, P.O. Box 110695, Gainesville, FL 33611, États-Unis
4 CNRS, UMR B&PMP, IBIP, Bât. 7, 2, place Pierre-Viala, 34060 Montpellier cedex 2, France
* Tirés à part

De nombreux virus développent des corps d’inclusion dans les cellules végétales ou animales infectées, et leur synthèse, composition et morphologie varient amplement suivant l’espèce virale considérée. Ces structures sont souvent le résultat de réarrangements des membranes de différents compartiments cellulaires, mais certaines sont indépendantes du système membranaire de l’hôte. Les corps d’inclusion dépourvus de membranes sont en général assimilés à des agrésomes ou à des granules de stress mais, là encore, certains d’entre eux n’ont pas de relation apparente avec une structure cellulaire. Dans les cas les mieux caractérisés, ces corps d’inclusion forment un « organite viral », lieu propice à la réplication du génome et à l’assemblage des particules, à l’abri des défenses de l’hôte, et dénommé « usine virale ». Progressivement des fonctions multiples et diverses ont été associées à ces usines virales. Un exemple spectaculaire est le cas du virus de la mosaïque du chou-fleur ou Cauliflower mosaic virus (CaMV) qui fait l’objet de cette revue. De manière inattendue, les usines virales du CaMV interviennent au-delà de la réplication et de l’assemblage des virions dans une autre étape clé du cycle viral : la transmission par les pucerons vecteurs.