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Virologie

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Les parapoxvirus, des agents zoonotiques encore mal connus Volume 20, numéro 4, Juillet-Août 2016

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6
  • Figure 7

Tableaux

Auteurs
1 Institut de recherche biomédicale des armées, Unité de virologie, BP73, 91223 Brétigny-sur-Orge, France
2 Direction régionale du service de santé des armées, Quartier Général-Frère, 33, bd Yves Farge, 69007 Lyon, France
3 Institut de recherche biomédicale des armées, HIA Desgenettes, Centre national de référence des orthopoxvirus, 108, boulevard Pinel, 69275 Lyon cedex 3, France
4 Institut de recherche biomédicale des armées, Plateforme de microscopie, BP73, 91223 Brétigny-sur-Orge, France
* Tirés à part

Les maladies infectieuses cutanées touchant les troupeaux de ruminants sont connues depuis des siècles. Certaines d’entre elles sont dues à des parapoxvirus, virus à ADN bicaténaire de la famille Poxviridæ. Hautement contagieux, ces virus sont souvent responsables d’épidémies de grande ampleur au sein du cheptel. L’infection des animaux par un parapoxvirus se traduit généralement par des lésions de la peau ou des muqueuses. Ces lésions peuvent se surinfecter ou conduire à une incapacité à se nourrir entraînant la mort des animaux par inanition. Les parapoxvirus du bétail peuvent être transmis à l’homme par contact direct avec les lésions des animaux infectés ou par contact indirect par l’intermédiaire du matériel souillé. Les infections humaines à parapoxvirus concernent donc principalement les éleveurs, les bouchers d’abattoir et les vétérinaires. Les conséquences de l’infection humaine se limitent généralement à des lésions cutanées circonscrites au niveau du point d’inoculation. Toutefois, des complications peuvent survenir, notamment chez les patients immunodéprimés. Les parapoxvirus sont relativement mal connus : leur spectre d’hôtes respectif et leur écologie au sein de la faune sauvage restent peu décrits. La diversité génétique des parapoxvirus est, elle aussi, mal connue, quatre espèces seulement ayant été définies. L’identification de nouveaux parapoxvirus chez des mammifères marins suggère que nombre d’espèces restent à découvrir.