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Virologie

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La transmission materno-fœtale du VIH Volume 2, numéro 6, Novembre - Décembre 1998

Auteurs
  • Mots-clés : VIH – Transmission materno-fœtale – Sous-types viraux – Cellules trophoblastiques – Sécrétions cervico-vaginales.
  • Page(s) : 471-80
  • Année de parution : 1998

La transmission du virus de l’immunodéficience humaine (VIH1) de la mère à l’enfant, estimée à 20 % en l’absence de traitement antirétroviral préventif, peut survenir à différentes étapes de la grossesse : in utero, dans les semaines précédant l’accouchement, dans un tiers des cas, intra partum, au moment de l’accouchement, dans deux tiers des cas. L’objectif de cet article est de faire le point sur les mécanismes virologiques impliqués dans la transmission materno-fœtale du VIH. Bien que les cellules trophoblastiques semblent pouvoir être infectées, le placenta ne semble pas être un site de réplication très actif du virus. L’hypothèse d’une transmission virale à la fin de la grossesse plaide plutôt en faveur d’un transfert de cellules maternelles infectées lors d’échanges sanguins fœto-maternels importants. Au moment de l’accouchement, il y a cumul des risques et exposition importante de l’enfant à l’infection virale. En effet, les échanges sanguins fœto-maternels se poursuivent et l’enfant est directement exposé au sang maternel ainsi qu’aux sécrétions cervico-vaginales contenant des particules virales libres ou des cellules infectées lors de son passage dans la filière génitale. À l’évidence, plusieurs mécanismes interviennent dans cette transmission, qui apparaît multifactorielle. Trois grands groupes de facteurs ont été identifiés : les facteurs liés au virus, les facteurs maternels et les facteurs liés à la susceptibilité génétique de l’enfant. L’identification de ces paramètres a permis de proposer des schémas thérapeutiques qui permettent de réduire cette transmission.