John Libbey Eurotext

Virologie

MENU

Des rhumes à la Covid-19 : conséquences neurologiques potentielles d’une infection par les coronavirus Volume 26, numéro 4, Juillet-Août 2022

Illustrations

  • Figure 1.
  • Figure 2.
  • Figure 3.
  • Figure 4.
  • Figure 5.
Auteurs
1 Laboratoire de neuroimmunovirologie, Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie, Institut national de la recherche scientifique (INRS), Université du Québec, Laval, Québec, Canada H7V 1B7
2 Laboratoire de microbiologie, CHU de Sainte-Justine, Montréal, Québec, H3T 1C5, Canada
3 Faculté de médecine, département de microbiologie, infectiologie et immunologie. Université de Montréal, Montréal, Québec, H3C 3J7, Canada
Correspondance : P.J. Talbot : M. Desforges

Pour une grande partie de l’humanité, le terme coronavirus n’est devenu réalité qu’au début de l’année 2020, associé à une des plus importantes pandémies des deux derniers siècles. Pourtant, bien avant ce moment fatidique, les coronavirus humains (HCoV) étaient bien caractérisés en tant que pathogènes respiratoires depuis la fin des années 1960. Depuis le début du XXIe siècle, deux autres coronavirus pouvant infecter l’humain (SARS-CoV et MERS-CoV), ont montré que ces virus avaient un potentiel pandémique pouvant entraîner des conséquences importantes. Avec la survenue de la pandémie de Covid-19 créée par le SARS-CoV-2, ce potentiel ne fait aujourd’hui plus aucun doute. De plus, un nombre grandissant d’études supporte l’idée d’une association entre les coronavirus et diverses pathologies extra-respiratoires, en particulier au niveau des systèmes nerveux central et périphérique. Liés ou non à un véritable potentiel neuro-invasif et neurotrope, il apparaît maintenant de façon claire que les coronavirus peuvent être associés au développement de divers désordres neurologiques.