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Virologie

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Construction et validation des algorithmes de résistance du VIH aux antirétroviraux Volume 7, numéro 4, Juillet 2003

Auteur
Laboratoire de bactériologie‐virologie, hôpital Saint‐Antoine, 184 rue Faubourg Saint‐Antoine, 75571 Paris Cedex 12

La résistance aux antirétroviraux actuellement prescrits est la conséquence de mutations ou d‘insertions présentes sur les gènes codant pour la transcriptase inverse ou la protéase du virus de l‘immunodéficience humaine (VIH). La diversité des mutations et de leurs associations nécessite pour leur interprétation de recourir à des algorithmes complexes vis‐à‐vis de chaque antirétroviral. La construction d‘un algorithme est le plus souvent fondée sur plusieurs informations : la connaissance des mutations sélectionnées in vitro suite à des passages successifs en présence de l‘antirétroviral testé, la corrélation entre le profil génotypique et la résistance phénotypique et, enfin la validation clinique établie sur la corrélation du génotype avec la réponse virologique. Ces algorithmes d‘interprétation présentent néanmoins des limites. La principale réside dans l‘absence de prise en compte des facteurs individuels comme l‘histoire thérapeutique, le niveau de réplication virale et la profondeur du déficit immunitaire. Une autre limite est l‘absence de considération des concentrations pharmacologiques dans l‘interprétation de la résistance, notamment des inhibiteurs de protéase potentialisés par l‘addition de ritonavir. Si les tests génotypiques de résistance se sont peu modifiés sur le plan technique depuis leur recommandation en 1999, les algorithmes servant à leur interprétation ne cessent d‘évoluer et d‘améliorer leur valeur prédictive au regard des nouvelles connaissances.