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Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé

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A l'aube du xxie siècle, nous avons tous les outils pour diminuer la malnutrition en Afrique subsaharienne, le ferons-nous ? Volume 12, numéro 1, Janvier - Février 2002

Auteurs
Banque mondiale, AFTH2, Room J9-081, The World Bank, 1818 H Street, N.W., Washington, D.C. 20433 USA.

En Afrique, le nombre d'enfants malnourris continue d'augmenter. Certains programmes communautaires de nutrition ont fait leurs preuves, et leur application permet d'enrayer cette tendance. La malnutrition est liée aux mauvaises conditions socio-économiques qu'il faut améliorer pour assurer un développement durable. Mais, d'après les auteurs, il faut agir en parallèle, sans attendre que les conditions macro-économiques s'améliorent. Différents programmes à succès - Tamil Nadu en Inde, Iringa en Tanzanie, Secaline à Madagascar, PNC au Sénégal, AIN-C au Honduras, Prosen au Cameroun - ont tous appliqué les mêmes principes et suivi la même approche. La communauté internationale des nutritionnistes a établi dix-huit principes qui doivent servir pour la conception et le suivi des programmes de nutrition communautaire afin d'assurer leur succès. En outre, cinq étapes sont à suivre pour la conception des programmes. Enfin, les auteurs suggèrent que, si la nutrition est souvent le parent pauvre au niveau des financements, c'est souvent parce que les nutritionnistes n'élaborent pas de programmes financièrement viables. Le financement de la nutrition dans des programmes sectoriels de santé est possible lorsque l'on applique un certain nombre de principes donnés. En conclusion, il n'existe aucune excuse pour ne pas améliorer rapidement l'état nutritionnel des enfants africains.