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Revue de neuropsychologie

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Variabilité individuelle dans le fonctionnement de la mémoire épisodique au cours du vieillissement normal et pathologique : le rôle de la réserve cognitive Volume 5, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2013

Auteurs
Université de Liège, centre de recherches du Cyclotron, allée du 6 août, B30, 4000 Liège, Belgique, Université de Liège, département psychologie, cognition et comportement, Belgique, CHU Liège, clinique de la mémoire, Belgique

Il existe une variabilité individuelle dans la susceptibilité aux changements cérébraux liés à l’âge ou à la pathologie, de sorte que certaines personnes conservent un bon fonctionnement cognitif malgré des modifications cérébrales notables. Selon l’hypothèse de la réserve cognitive, certaines personnes résisteraient mieux aux changements cérébraux car leur fonctionnement cognitif reposerait sur des processus et réseaux neuronaux plus efficaces et flexibles. Plusieurs facteurs contribuent à la constitution de la réserve cognitive, regroupant des expériences précoces, comme le parcours scolaire, et des expériences modifiables à tout âge, telles que les activités physiques et intellectuelles. Bien que les mécanismes impliqués dans la réserve cognitive ne soient pas clairement établis, les études de neuro-imagerie ont suggéré plusieurs implémentations cérébrales : une utilisation plus efficace des réseaux neuronaux, une plus grande capacité à recruter des réseaux alternatifs pour compenser les changements cérébraux et une meilleure connectivité fonctionnelle. De nombreux aspects du concept de réserve cognitive restent encore à éclaircir : comment mesurer la réserve cognitive, quelles sont les relations entre les différents facteurs protecteurs, existe-t-il un réseau cérébral générique de réserve cognitive, ou encore des interventions manipulant les facteurs protecteurs ont-elles un effet bénéfique sur le vieillissement cognitif et le risque de démence ?