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Revue de neuropsychologie

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Autisme et connectivité cérébrale : contribution des études de neuroimagerie à la compréhension des signes cliniques Volume 6, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2014

Illustrations


  • Figure 1
Auteurs
1 Inserm, U1077, Université de Caen U1077,
CHU Côte de Nacre,
avenue de la Côte de Nacre,
CS 30001,
14033 Caen cedex 9,
France
2 Université de Caen Basse-Normandie, UMR-S1077,
avenue de la Côte de Nacre,
CS 30001,
14033 Caen cedex 9,
France
3 École pratique des Hautes-Études,
UMR-S1077,
avenue de la Côte de Nacre,
CS 30001,
14033 Caen cedex 9,
France
4 CHU de Caen, UMR-S1077,
avenue de la Côte de Nacre,
CS 30001,
14033 Caen cedex 9,
France
5 CHU de Caen, Service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent,
avenue de la Côte de Nacre,
14033 Caen cedex 9,
France
* Correspondance

Les données neuropsychologiques recueillies dans les troubles du spectre de l’autisme (TSA) mettent en évidence, de façon générale, une dissociation entre des compétences dites de bas niveau préservées, et des déficits de traitement de haut niveau dans des domaines cognitifs variés. Ce pattern suggère l’existence d’un défaut d’intégration de l’information entre les aires cérébrales postérieures, qui permettent un traitement sensoriel élémentaire, et les aires cérébrales antérieures et notamment frontales, qui permettent un traitement complexe. L’intégration de l’information entre les différentes aires cérébrales renvoie à la notion de connectivité anatomique mais aussi fonctionnelle et effective observée lors d’une tâche donnée. Le modèle de la dysconnectivité dans l’autisme propose une explication de ces déficits par une sous-connectivité antéro-postérieure et inter-hémisphérique, générant un défaut d’intégration de l’information par les aires cérébrales antérieures, tandis que les capacités préservées reposeraient sur une sur-connectivité au sein des aires cérébrales postérieures. Dans cette revue de la littérature, nous présentons des données récentes en imagerie cérébrale permettant une compréhension des principaux signes cliniques de l’autisme. Les études en IRM anatomique et fonctionnelle suggèrent que les troubles du langage et de la communication reposent sur une sous-connectivité antéro-postérieure, et les troubles comportementaux sur une sur-connectivité sous-corticale. Nous confrontons ces résultats avec ceux obtenus avec d’autres techniques comme l’électroencéphalographie (EEG) et aux études anatomo-pathologiques pour discuter des limites du modèle de la dysconnectivité.