John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique / Médecine de la reproduction, gynécologie et endocrinologie

Télomères des spermatozoïdes, infertilité et devenir de la descendance Volume 19, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
Auteurs
Département de génétique médicale, hôpital d’enfants Armand-Trousseau, APHP, 26 avenue du Dr Arnold-Netter, 75571, Paris
* Tirés à part
  • Mots-clés : télomères, télomérase, gamétogenèse, spermatozoïdes
  • DOI : 10.1684/mte.2017.0670
  • Page(s) : 307-14
  • Année de parution : 2017

Les cellules eucaryotes sont dotées de molécules d’ADN linéaires, dont les extrémités, potentiellement reconnues comme des cassures de l’ADN, peuvent être à l’origine d’une entrée en apoptose. Cela est empêché par un système de protection constitué de séquences d’ADN terminales spécifiques, appelées télomères. Il a été montré que les télomères, dans les cellules somatiques, ont tendance à raccourcir avec le temps, et il a été suggéré que ce phénomène pourrait être le substrat biologique du vieillissement. Ce processus est contrarié par l’expression, dans certaines cellules, d’une enzyme particulière, la télomérase, capable de rallonger les télomères. Lors de la gamétogenèse, et particulièrement la spermatogenèse, les télomères participent à l’appariement des chromosomes homologues et à leur ségrégation correcte, avec notamment la formation d’un bouquet télomérique. Leur taille augmente également, et de plus en plus avec l’âge des hommes, suggérant une sorte d’« assurance » de la transmission d’une longueur télomérique acceptable à la descendance. La transmission des télomères à la descendance et leur implication dans certaines infertilités inexpliquées restent cependant à préciser.