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Médecine thérapeutique / Médecine de la reproduction, gynécologie et endocrinologie

Sclérose en plaques, grossesse et assistance médicale à la procréation Volume 19, numéro 2, Avril-Mai-Juin 2017

Auteurs
1 Médecine et Biologie de la Reproduction CHU de Nantes,
38 bd Jean Monnet 44093 Nantes CEDEX
2 Neurologie CHU de Nantes,
bd Jacques Monod 44093 Nantes Cedex 1
3 Neurologie CHU de Nantes,
bd Jacques Monod 44093 Nantes Cedex 1
* Tirés à part
  • Mots-clés : sclérose en plaques, grossesse, assistance médicale à la procréation, risques, prévention
  • DOI : 10.1684/mte.2017.0651
  • Page(s) : 122-9
  • Année de parution : 2017

La sclérose en plaques (SEP) est une pathologie inflammatoire démyélinisante chronique du système nerveux central concernant en majorité des femmes en âge de procréer. Il existe des relations très étroites entre les systèmes immunitaire et hormonal, ce dernier étant impliqué dans des modifications d’activité de la pathologie. Cependant, aucun impact de la SEP sur le déroulement de la grossesse ni de l’accouchement n’a été rapporté. Une diminution des poussées de SEP a été notée au cours de la grossesse avec un effet rebond en post-partum immédiat pour lequel aucune attitude préventive consensuelle n’est établie. En conclusion, la grossesse ne doit pas être déconseillée chez les femmes avec SEP mais doit être programmée avec une adaptation des thérapeutiques. Par ailleurs, la SEP ne semble pas être un facteur d’infertilité. Cependant, il a été rapporté un taux de naissance inférieur et un recours fréquent aux techniques d’assistance médicale à la procréation (AMP) chez les femmes atteintes. Les études, bien que peu nombreuses, sont rassurantes. Elles ont cependant suggéré une exacerbation du risque de poussées de SEP après une tentative d’AMP ne permettant pas d’aboutir à une grossesse notamment lors de l’utilisation de protocole avec agonistes de la gonadolibérine (GnRH).