John Libbey Eurotext

Médecine de la Reproduction

MENU

Qu’est-ce qu’un spermatozoïde normal ? Les normes revisitées Volume 19, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3

Tableaux

Auteur
Service d’histologie-embryologie, cytogénétique, biologie de la reproduction, Cecos, hôpitaux universitaires Paris Seine-Saint-Denis, site Jean Verdier, 93143 Bondy Cedex, France ; Inserm U1016, Cochin, université Paris Descartes, Paris, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : spermatozoïde humain, analyse morphologique, standardisation, fécondité
  • DOI : 10.1684/mte.2017.0678
  • Page(s) : 231-8
  • Année de parution : 2017

Le sperme humain, à la différence de la plupart des autres mammifères, présente une grande variabilité morphologique des spermatozoïdes, y compris chez les hommes féconds. Différentes méthodes de classification existent qui répondent à différentes demandes : rechercher le spermatozoïde « idéal » (classification de Tygerberg, adoptée en 1999 par l’Organisation mondiale de la santé, avec une norme de référence pour le pourcentage de formes normales ≥ 4 %) ou répertorier les différentes anomalies dans un but diagnostique ou de recherche (classification de David, norme de référence pour le pourcentage de formes normales ≥ 23 %). Du fait du caractère subjectif de l’analyse, il est important de développer des formations continues et des contrôles de qualité, d’autant que les approches quantifiées automatisées n’ont pas encore apporté le gain escompté par rapport à l’approche traditionnelle. Le niveau et la nature des perturbations morphologiques, même s’ils ne constituent peut-être pas des éléments du pronostic à l’échelle de l’individu, permettent, couplé aux autres paramètres spermatiques, d’orienter vers une assistance médicale à la procréation plus ou moins lourde, de dépister une pathologie spécifique touchant tous les spermatozoïdes (globozoospermie, macrocéphalie, syndrome des flagelles courts, etc.) ou encore de servir de base à la toxicologie de la reproduction ou aux études de santé publique.