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Médecine de la Reproduction

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Polymorphismes et nutrigénétique dans l’infertilité masculine idiopathique Volume 22, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2020

Tableaux

Auteurs
1 FabLife, Rueil-Malmaison, France
2 Sorbonne Université, Saint Antoine Research center, Inserm équipe Lipodystrophies génétiques et acquises
3 Service de biologie de la reproduction-CECOS, AP-HP, Hôpital Tenon, F-75020 Paris, France
* Tirés à part

L’infertilité touche environ 15 % de la population mondiale. L’infertilité du couple n’est plus l’apanage de la femme, et l’homme se trouve impliqué dans la moitié des cas. L’infertilité masculine est d’étiologie multifactorielle et encore bien souvent inconnue. On distingue les causes sécrétoires, accompagnées d’un défaut de la spermatogenèse, et les causes excrétoires, empêchant l’excrétion des spermatozoïdes. Ainsi de nombreux facteurs concernant le mode de vie et l’environnement sont susceptibles d’agir sur la fertilité masculine en provoquant des altérations spermatiques. Parmi ces facteurs, le surpoids, et a fortiori l’obésité, les anomalies métaboliques associées et l’état nutritionnel des hommes hypofertiles suscitent un intérêt récent et croissant. Le stress oxydant a un rôle central dans les mécanismes en jeu. Par ailleurs, des modifications épigénétiques pourraient être associées à l’infertilité masculine idiopathique, des polymorphismes génétiques touchant des gènes intervenant dans le métabolisme énergétique qui peuvent avoir indirectement un impact négatif sur les fonctions de reproduction masculine. L’objectif de cette revue est de faire le point sur l’état actuel de la recherche concernant l’impact de certains variants génétiques associés à des troubles métaboliques impliqués dans l’apparition et le développement de l’infertilité masculine idiopathique. En outre, les interactions entre facteurs génétiques et environnementaux constituent un axe de recherche en plein essor, intéressant à explorer dans le cadre d’infertilité masculine.