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Médecine de la Reproduction

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Modalité des biopsies testiculaires dans le contexte de risque viral Volume 20, numéro 2, Avril-Mai-Juin 2018

Auteurs
AP-HP, Hôpital Tenon, service de biologie de la reproduction CECOS, Paris France (Hôpitaux Universitaires de l’Est Parisien)
* Tirés à part
  • Mots-clés : biopsie testiculaire, risque viral, azoospermie, VIH, virus de l’hépatite B (VHB), virus de l’hépatite C (VHC)
  • DOI : 10.1684/mte.2018.0696
  • Page(s) : 89-94
  • Année de parution : 2018

L’amélioration de la prise en charge, de la qualité de vie et de l’espérance de vie des patients infectés par le VIH et les virus des hépatites B et C (VHB et VHC) a justifié le recours aux techniques de l’assistance médicale à la procréation (AMP) chez les couples concernés, en âge de procréer et ayant un désir d’enfant. L’enjeu est de ne pas transmettre le virus ni au partenaire sain ni à l’enfant. Chez les hommes infectés par un virus, l’utilisation des spermatozoïdes non infectés, avec un risque de transmission minimal voire nul, est devenue l’objectif principal. Une prise en charge en AMP pour des couples dont au moins l’un des deux membres présente une infection à l’un de ces virus est donc possible. Un circuit spécifique est néanmoins obligatoire. Les hommes infectés par le VIH ou le VHC n’ont longtemps pas pu bénéficier de biopsie testiculaire, ce qui pouvait limiter la prise en charge des azoospermies. Cette prise en charge est autorisée, en France, depuis 2017. L’arrêté du 30 juin 2017 en décrit les modalités.