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Médecine thérapeutique / Médecine de la reproduction, gynécologie et endocrinologie

Le syndrome des ovaires polykystiques : diagnostic clinique et biologique Volume 19, numéro 3, Juillet-Août-Septembre 2017

Tableaux

Auteur
Service d’endocrinologie et médecine de la reproduction et Centre de référence des maladies endocriniennes rares de la croissance, AP-HP, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris, France ; UPMC Université Paris 6, Paris, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : syndrome des ovaires polykystiques, androgènes, hyperandrogénie, insulinorésistance, obésité
  • DOI : 10.1684/mte.2017.0669
  • Page(s) : 214-20
  • Année de parution : 2017

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est chez l’adolescente et la femme, l’endocrinopathie la plus fréquente et constitue la principale cause d’anovulation et d’infertilité. Ce syndrome associe une hyperandrogénie clinique et/ou biologique à une dysovulation et une infertilité. Dans cet article, seront abordés les critères cliniques et biologiques de diagnostic de ce syndrome, ainsi que les diagnostics différentiels. L’étiologie exacte des SOPK est inconnue et est vraisemblablement multifactorielle. De nombreux travaux indiquent que le SOPK résulte d’anomalies primitivement ovariennes. Chez certaines patientes, l’hyperinsulinisme secondaire à une insulinorésistance joue un rôle pathogène de premier plan. Son diagnostic repose sur des critères diagnostiques consensuels, mais qui évolueront probablement dans un futur proche avec la montée de l’intérêt et de la faisabilité de nouveaux marqueurs comme l’AMH. Sa prise en charge dépend de la plainte de la patiente mais ne doit jamais oublier, du fait de la fréquence du surpoids et de l’insulinorésistance associée, le dépistage et la prise en charge des comorbidités métaboliques.