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Médecine de la Reproduction

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Le diagnostic préimplantatoire des aneuploïdies est-il justifié pour permettre de limiter la vitrification embryonnaire ? Volume 21, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2019

Illustrations

Auteur
Service de biologie de la reproduction, Cecos, CHU de Bordeaux et université de Bordeaux
* Tirés à part

Dans le contexte de la fécondation in vitro avec injection intracytoplasmique de spermatozoïde, le diagnostic préimplantatoire des aneuploïdies (DPI-A) sur ovocytes ou embryons est très controversé. Des études randomisées et contrôlées montrent pourtant que le DPI-A peut être bénéfique. Le transfert monoembryonnaire (eSET), qui s’est imposé en permettant d’éviter les grossesses multiples, conduit à l’élimination de tous les embryons dont le potentiel est jugé insuffisant. Ce procédé fait désormais consensus ; s’il ne permet pas nécessairement d’augmenter le taux de grossesse cumulé par tentative, il permet de réduire significativement les grossesses multiples et la durée de la prise en charge en assistance médicale à la procréation. L’application de l’eSET demande d’identifier et de sélectionner le meilleur embryon ; plusieurs méthodes existent, à cette fin, qui ne s’excluent pas les unes les autres ; le DPI-A en fait partie. Sa mise en œuvre, dans certaines indications, doit permettre non seulement d’améliorer la prise en charge des couples en AMP, mais également de limiter de manière significative le nombre d’embryons vitrifiés, par l’élimination des embryons aneuploïdes dont le pourcentage varie de 50 à plus de 75 %.