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Médecine de la Reproduction

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La répercussion de l’obésité paternelle sur l’épigénome des spermatozoïdes et sur la santé des descendants Volume 22, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2020

Illustrations

  • Figure 1
Auteurs
1 Inserm U1065, université de Nice Sophia Antipolis, Centre méditerranéen de médecine moléculaire (C3M), équipe 10 contrôle de l’expression génétique, Nice, France
2 Al Hadi Laboratory and Medical Center, IVF department, Beirut, Lebanon
* Tirés à part

Une nette diminution de la fertilité masculine a été observée au cours des 50 dernières années en Occident. En cause, notamment : des changements de nos modes de vie et/ou des expositions environnementales délétères. En effet, on sait désormais qu’en réponse à certains stress, des modifications chimiques s’opèrent, non pas à l’intérieur de l’ADN (modification génétique), mais autour de cette molécule (modifications épigénétiques), lesquelles sont susceptibles d’affecter l’expression spécifique de certains gènes et ainsi affecter le bon fonctionnement d’un organe. Fait remarquable, ces altérations épigénétiques induites par l’environnement dans la lignée germinale mâle peuvent être transmises à la descendance et favoriser le développement chez les descendants de diverses pathologies (POHaD, pour paternal origins of health and disease). Dans cette revue, nous prendrons comme exemple le stress métabolique pour montrer que les spermatozoïdes sont non seulement capables de recevoir des informations environnementales mais également de les garder en mémoire et ainsi les transmettre à la descendance.