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Médecine de la Reproduction

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La contraception hormonale masculine : une faisabilité immédiate ? Volume 15, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2013

Auteur
Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Groupe hospitalier universitaire Cochin, hôpital Hôtel-Dieu, service d’histologie embryologie biologie de la reproduction, 123, boulevard de Port-Royal, 75014 Paris, France
  • Mots-clés : contraception masculine, testostérone, progestatifs, spermatogenèse, gonadotrophine
  • DOI : 10.1684/mte.2013.0439
  • Page(s) : 52-63
  • Année de parution : 2013

Il existe en France une demande de contraception masculine. Il est possible d’y répondre en utilisant des stéroïdes (androgènes, progestatifs). Des études effectuées dans plusieurs pays, dont la France, ont confirmé l’efficacité contraceptive de ces traitements, équivalente à celle des contraceptions féminines. On peut utiliser les androgènes retard qui pourraient être indiqués, dans des conditions bien définies, à des couples auxquels ne conviennent pas les méthodes traditionnelles de contraception. Deux obstacles limitent un large usage des androgènes : les risques d’un état d’hyperandrogénie prolongé et le mode d’administration par injection. L’association testostérone transdermique à un progestatif – par voie orale ou transdermique – évite les inconvénients des androgènes retard : la testostérone sanguine peut être maintenue à des niveaux physiologiques ; la sujétion aux injections est supprimée. Un usage raisonné de la contraception hormonale masculine est possible. Celle-ci exige, comme pour la contraception hormonale féminine, une recherche visant à accroître son efficacité et à prévenir ses effets indésirables. Pour cela, un engagement de la société civile – encourageant le pouvoir politique et les industriels – paraît nécessaire.