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Médecine de la Reproduction

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Insuffisance ovarienne prématurée et préservation de la fertilité Volume 16, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2014

Auteurs
1 AP-HP, IE3M, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Department of Endocrinology and Reproductive Medicine et centre de référence des maladies endocriniennes rares de la croissance, 47/83, boulevard de l’hôpital, 75013 Paris cedex 13, France
2 UPMC université Paris 06, Paris, France
3 AP-HP, Hôpital Jean-Verdier, service de procréation médicale assistée et de préservation de la fertilité, université Paris 13, Bondy, France
* Tirés à part

L’insuffisance ovarienne prématurée (IOP) touche 1 % des femmes. Elle se caractérise par une hypogonadisme hypergonadotrope de plus de quatre mois avant l’âge de 40 ans. La question de la fertilité est au premier plan chez ses femmes, même s’il existe parfois une reprise transitoire de fonction ovarienne et la survenue d’une grossesse spontanée. L’amélioration, au cours de la dernière décennie, de l’espérance de vie chez les patientes atteintes de cancer, a rendu compte de l’importance de développer des techniques de préservation de la fertilité. La prise en charge est essentiellement fonction de l’apparition ou non de la puberté. La cryopréservation embryonnaire et/ou ovocytaire nécessite classiquement un délai de deux à quatre semaines en rapport avec la stimulation ovarienne. Cependant, le développement des techniques de maturation ovocytaire in vitro permettent la réalisation de cryopréservation embryonnaire ou ovocytaire indépendamment de la phase du cycle, et sans stimulation ovarienne, particulièrement intéressante en cas d’urgence ou de pathologie hormonodépendante. Enfin, la cryopréservation de fragments ovariens, bien qu’encore à considérer comme expérimentale, représente la seule technique utilisable chez la fille avant la puberté.