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Médecine de la Reproduction

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Impact de l’obésité, des désordres métaboliques et de la nutrition sur la fertilité des femmes Volume 22, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2020

Auteurs
1 Service de biologie de la reproduction, Cecos, hôpital Tenon, AP-HP, Sorbonne Université, Paris 20e, France
2 Sorbonne université, centre de recherche Saint-Antoine (CRSA) Inserm - UMR S 938, Hôpital Saint Antoine, Paris 12e, France
* Tirés à part

De nombreux éléments liés à l’environnement et au mode de vie des couples ont été identifiés comme facteurs de risque d’infertilité chez la femme. Parmi eux, l’association entre surpoids, et a fortiori obésité, désordres métaboliques et infertilité, notamment par troubles de l’ovulation, est largement démontrée. Il existe des arguments mettant en avant l’intérêt de la perte de poids, par régime et activité physique, pour améliorer les troubles ovulatoires et augmenter les chances de grossesse. Bien qu’il n’existe pas de preuves formelles quant à l’implication d’un aliment ou d’un groupe d’aliments sur la fertilité, de plus en plus d’études soulignent l’importance d’une alimentation variée et équilibrée s’inspirant du régime méditerranéen. Une supplémentation en micronutriments pourrait être proposée dans certaines situations, et notamment en cas de carences. Cette supplémentation ne doit se faire qu’en complément d’un mode de vie équilibré et sous contrôle médical.