John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique / Médecine de la reproduction, gynécologie et endocrinologie

Fertilité et maladies inflammatoires chroniques intestinales Volume 19, numéro 2, Avril-Mai-Juin 2017

Auteur
Département de pathologies digestives,
service de gastro-entérologie,
Institut mutualiste Montsouris
42 boulevard Jourdan
75014 Paris
* Tirés à part
  • Mots-clés : fertilité, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, maladie inflammatoire chronique intestinale
  • DOI : 10.1684/mte.2017.0652
  • Page(s) : 110-4
  • Année de parution : 2017

Les maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI) affectent des patients jeunes, en âge de procréer. La fertilité de ces sujets est comparable à la population générale en cas de maladie quiescente et en l’absence d’antécédent chirurgical. Les troubles sexuels, non rares, doivent être dépistés à la consultation. De même, le projet de grossesse/paternité doit être discuté tôt après le diagnostic de la maladie. La conception doit être planifiée après une rémission de trois à six mois. Les médicaments prescrits dans les MICI n’altèrent pas la fertilité, sauf la salazopyrine et le méthotrexate, chez l’homme, qu’il faut interrompre trois à six mois avant la conception. La seule chirurgie interférant sur la fertilité est la coloproctectomie avec anastomose iléo-anale par laparotomie. La voie cœlioscopique doit être privilégiée et ce type de chirurgie envisagé après discussion collégiale. La fécondation in vitro (FIV) est possible avec les mêmes résultats dans les MICI que dans la population générale.