John Libbey Eurotext

Médecine de la Reproduction

MENU

Chirurgie bariatrique et fertilité féminine Volume 22, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2020

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
Auteurs
1 Service d’endocrinologie et médecine de la reproduction, IE3M, Centre de référence des maladies endocriniennes rares de la croissance et du développement, Centre de maladies gynécologiques rares, Institute of Cardiometabolism and Nutrition, ICAN, hôpital Pitié Salpêtrière, Sorbonne Université, Paris
2 Service de nutrition, Institute of Cardiometabolism and Nutrition, ICAN, Hôpital Pitié Salpêtrière, Sorbonne Université, Paris
* Tirés à part

L’obésité intervient, à de multiples niveaux, sur les fonctions de reproduction féminines. La perte de poids est associée à une amélioration des paramètres ovulatoires et à un meilleur taux de grossesse après aide médicale à la procréation (AMP). La chirurgie bariatrique permet une perte de poids plus importante que des modifications du mode de vie. Elle est associée à une réduction de la prévalence du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), ainsi qu’à une augmentation du taux de grossesses spontanées. À l’heure actuelle, aucune donnée ne démontre une amélioration des chances de grossesses obtenues par AMP après chirurgie bariatrique, et la baisse de l’hormone antimülérienne (AMH) observée en postopératoire invite à la prudence pour les femmes dont l’infertilité n’est pas liée à un SOPK. La chirurgie bariatrique peut trouver sa place dans le parcours de ces couples en permettant l’amaigrissement nécessaire pour restaurer une ovulation spontanée, permettre l’accès à l’AMP et limiter les comorbidités maternelles pendant la grossesse. Les objectifs pondéraux doivent être discutés tôt dans le parcours, en tenant compte de l’âge des patientes qui joue un rôle prépondérant après 35 ans, et du délai minimal entre chirurgie bariatrique et grossesse.