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Médecine de la Reproduction

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Adipokines et fertilité, versant homme Volume 22, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2020

Tableaux

Auteurs
1 Sorbonne Université, Inserm UMR S_938, Centre de recherche Saint-Antoine, IHU ICAN, Paris, France
2 AP-HP, Hôpital Tenon, service de biologie de la reproduction, Sorbonne Université, Paris, France
3 AP-HP, Hôpital Tenon, UF biomarqueurs inflammatoires et métaboliques, service de biochimie et hormonologie, Paris, France
* Tirés à part

Des études, menées il y a plusieurs années, ont montré que les adipokines étaient impliquées dans la régulation de la fonction de reproduction, agissant sur l’ensemble de l’axe gonadotrope, aux niveaux central (hypothalamohypophysaire) et périphérique (gonadique). Si de nombreuses études se sont focalisées sur la fertilité féminine, peu se sont intéressées à son versant masculin. Nous faisons ici une revue de la littérature consacrée à la relation entre adipokines et fertilité masculine. Alors que l’adiponectine séminale semble avoir un effet favorable sur les paramètres spermatiques, d’autres adipokines telles que la résistine ou la chémérine auraient un effet plutôt délétère sur la spermatogenèse. Un rôle dual de la leptine paraît se dégager, avec un effet « physiologique », positif, à de faibles concentrations, et un effet délétère pour des concentrations séminales plus élevées. Enfin, l’augmentation des concentrations circulantes d’interleukine 6 (IL-6), biomarqueur inflammatoire, est associée à des paramètres spermatiques altérés. En revanche, l’IL-6 séminale, dix fois plus concentrée que l’IL-6 sérique, aurait des effets physiologiques bénéfiques sur la vitalité, la concentration et la mobilité spermatiques.