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Que faut-il espérer ou craindre des vaccins anti-papillomavirus ? Volume 8, numéro 2, Février 2012

Auteur
Hôpital Avicenne, Bobigny

Certains papillomavirus humains (HPV) sont associés à des dysplasies du col utérin ou de la vulve à haut risque de cancer, l'infection par ce virus étant une condition quasi obligatoire de survenue du cancer du col [1]. Deux vaccins contre certains types de HPV ont aujourd'hui l'AMM en prévention 1) des lésions génitales précancéreuses du col de l'utérus, de la vulve et du vagin et du cancer du col de l'utérus et 2) des verrues génitales externes (condylomes acuminés). Il faut bien comprendre ces « premiers vaccins destinés à prévenir des cancers » comme préventifs, en aucun cas curatifs : la vaccination n'a d'effet ni sur les infections HPV en cours ni sur des maladies cliniques préexistantes dues aux HPV, a fortiori sur un cancer gynécologique déclaré. Ces vaccins sont indiqués « chez les jeunes filles de 14 ans, ou les jeunes filles et jeunes femmes de 15 à 23 ans n'ayant pas eu de rapports sexuels ou, au plus tard, dans l'année qui suit »1 [2]. Il y a cependant polémique, rumeurs, peur du vaccin... Parmi les nombreuses questions qui se posent encore, trois concernent la décision immédiate de vacciner : Quel en est l'intérêt objectif ? Quels en sont les effets secondaires vérifiés ? Quel est le rapport bénéfice/risque réel ?