John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

Comment faire le bilan et surveiller une TIPMP ? Volume 24, numéro 1, Janvier 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
Auteur
Hôpital Beaujon, service de pancréatologie, gastroentérologie, 100, boulevard du général Leclerc 92110 Clichy, France ; DHU UNITY, INSERM UMR 1149, Université Paris 7
* Tirés à part
  • Mots-clés : TIPMP, lésion précancéreuse, lésion kystique du pancréas, écho-endoscopie, surveillance, cancer du pancréas
  • DOI : 10.1684/hpg.2016.1396
  • Page(s) : 10-7
  • Année de parution : 2017

Les tumeurs intracanalaires papillaires et mucineuses du pancréas (TIPMP) sont des lésions kystiques précancéreuses développées aux dépens des canaux principal ou secondaires, de découverte majoritairement fortuite. Leur prévalence est probablement très élevée et est estimée à 15 % de la population âgée de plus de 60 ans. Seule une très faible partie de ces patients auront des lésions évolutives et potentiellement invasives. Cependant, trois raisons principales nous obligent à proposer à tous une politique de surveillance : 1) l’absence d’outils diagnostiques sensibles et spécifiques quant au grade de dysplasie des lésions, 2) le pronostic sombre du cancer du pancréas, 3) la méconnaissance du (des) facteur(s) de risque qui pourrai(en)t nous permettre de cibler la sous-population des TIPMP qui évolueront vers le cancer. Ce suivi est coûteux et imparfait (développement de cancer d’intervalle entre 2 examens de surveillance). Il faut savoir coupler les différents types d’imagerie afin de faire un diagnostic exact et proposer le traitement ou la surveillance ad hoc. L’IRM (avec séquence de wirsungo-IRM) est l’examen-clé de première intention pour établir le diagnostic et le suivi. Cependant, une échoendoscopie doit être proposée au cours du bilan initial puis régulièrement, notamment en cas de croissance rapide des lésions et en cas de doute quant à un éventuel nodule solide. Ces lésions sont précancéreuses et il ne faut pas négliger (ou relâcher) la surveillance. Une dégénérescence est toujours possible, même après plusieurs années de stabilité.